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Fondamentaux des produits dérivés : utiliser les dérivés pour se couvrir ou structurer des produits d'investissement

FINANCE 2 jours (14 h) Initiation 1 980 € HT Distanciel possible

Objectifs pédagogiques

  • Différencier les dérivés par classe d’actif, utilisation et traitement post-exécution
  • Se couvrir et spéculer avec des dérivés fermes
  • Reconnaître les paramètres de prix et les risques associés à l’utilisation de dérivés

Programme détaillé

Définitions 2h

  • Marchés organisés et OTC
  • Marchés : taux, action, change, crédit, commodities
  • Définition de la couverture
  • Risque de contrepartie et collatéralisation par type d’instrument
  • Lien entre couverture et pricing d’un produit dérivé

Introduction aux produits dérivés fermes 2h

  • Forward et Futures
  • Liens entre forwards et swaps
  • Calcul du prix à terme
  • Couvrir le risque de change avec une série de forwards
  • Couvrir le risque de taux avec un FRA

Futures sur actions et indices 2h

  • Paramètres définissant le prix d’un Future
  • Utilisation d’un Future
  • Spéculation et arbitrage
  • Couverture

Swaps 2h

  • Swaps de taux
  • Swaps de change
  • Cross currency swaps
  • Exercice: comment fabriquer un prêt à taux fixe ?

Dérivés de crédit 2h

  • CDS : principe et utilisation
  • Analyse de confirmation d’une transaction CDS
  • Indice iTraxx

Les options 3h

  • Call / put : définition et utilisation
  • Paramètre de prix et sensibilités
  • Utilisation : couverture / effet de levier
  • Les différents types de spreads
  • Combinaisons de base : straddle, collar, butterfly
  • Exercice: se couvrir par un montage optionnel
  • Quelques options exotiques

Introduction aux produits structurés 1h

  • Typologie
  • Déconstruction d’un autocall

Public visé

Toute personne évoluant dans le secteur financier et souhaitant s’initier aux produits dérivés : consultants, opérateurs middle office et risque…

Prérequis

Culture générale financière, connaissance des produits cash.

Approche pédagogique

Moyens pédagogiques
Exposé théorique de concepts Démonstration Applications pratiques sur ordinateur Étude de cas concrets Échanges sur les pratiques et expériences des participants Temps de questions / réponses Exercices, quiz, etc.
Méthodes pédagogiques
Méthode expositive Méthode démonstrative Méthode active

Forward ou future : où passe le risque de contrepartie ?

Un forward et un future engagent à la même chose : acheter ou vendre un actif à un prix fixé aujourd’hui, à une date future. Le premier est un contrat sur mesure, négocié de gré à gré ; le second est standardisé et négocié sur un marché organisé. La différence qui compte le plus est ailleurs : savoir qui supporte le risque que l’autre partie ne tienne pas son engagement.

Du riz de Dojima aux contrats standardisés

Le marché du riz de Dojima, à Osaka, reconnu officiellement par le shogunat en 1730, est souvent présenté comme la première bourse de contrats à terme organisée. Le Chicago Board of Trade, fondé en 1848, formalise en 1865 les règles qui définissent encore un future : contrat standardisé (quantité, qualité, échéance) et dépôt de garantie. La standardisation permet à une chambre de compensation de s’interposer entre acheteur et vendeur : chacun n’a plus pour contrepartie que la chambre. Les gains et pertes sont réglés chaque jour par les appels de marge, si bien que l’exposition ne s’accumule pas jusqu’à l’échéance.

Mutualisé, pas supprimé : le nickel en mars 2022

Le risque de contrepartie ne disparaît pas pour autant : il est réduit par les marges, puis mutualisé entre les membres de la chambre. Le 8 mars 2022, le prix du nickel au London Metal Exchange fait plus que doubler en une matinée et dépasse 100 000 dollars la tonne. Face aux appels de marge que certains membres ne pouvaient plus honorer, le LME suspend la cotation pendant huit jours et annule les transactions de la journée, soit environ 3,9 milliards de dollars. Le régulateur britannique, la FCA, lui inflige le 20 mars 2025 une amende de 9,2 millions de livres pour sa gestion de la crise.

Le gré à gré n’est plus hors réglementation

À l’inverse, un forward n’échappe plus à la réglementation. Au sommet de Pittsburgh, en septembre 2009, le G20 s’est engagé à faire compenser les dérivés de gré à gré standardisés par des contreparties centrales. Dans l’Union européenne, le règlement EMIR (juillet 2012) impose la déclaration des transactions à des référentiels centraux, la compensation obligatoire de certaines classes de produits (les swaps de taux de référence, depuis juin 2016 pour les premiers acteurs concernés), et des échanges de garanties pour les contrats non compensés, introduits par phases de 2017 à 2022.

Le prix du risque de contrepartie résiduel est l’objet de CVA et risque de contrepartie ; le règlement-livraison des produits cash, celui de Comprendre les marchés financiers.