MLOps : principes, mise en œuvre et pratique
Objectifs pédagogiques
- Connaitre et comprendre les principes du MLOps
- Identifier ses outils
- Préparer sa mise en place dans son organisation
- Le mettre en œuvre sur un cas pratique
Programme détaillé
Panorama & compréhension détaillée 1 journée
- Enjeux et besoins des projets data auquel répond la mise en place de processus de MLOps
- Industrialisation de la mise en production (automatisation, agilité)
- Cycle de vie des modèles (du lab à la prod, performance, réentraînement)
- Parallèle entre le développement logiciel et le développement de projets data
- Rappel des principes DevOps et leur traduction pour les projets de data science
- Revue détaillée des étapes d’un processus type de MLOps
- Objectifs de chaque étape
- Impacts techniques
- Gouvernance
- Panorama des solutions de MLOps
- En open source (ex. : mlFlow, kubeflow)
- Dans les logiciels propriétaires (ex. : Dataiku DSS)
- Chez les cloud providers (AWS, Azure, GCP)
- Pour Python, pour R
- Pour des modèles de Machine learning, pour des modèles de Deep learning
- Mise en place de processus MLOps
- Revue d’une démarche type
- Etude de cas en atelier (informations collectées préalablement auprès des participants)
Pratique et mise en œuvre dans un environnement dédié et créé dans le cloud par nos soins 2 journées
- Elaboration d’un modèle en phase de recherche avec optimisation (pratique de la gestion des expériences)
- Préparation d’un environnement d’industrialisation
- Déploiement d’un modèle
- Suivi de la performance du modèle : simulation d’une baisse de performance / d’un drift des données en entrée
- Itération de mise en production d’une nouvelle version
Cette mise en pratique se fera avec des outils choisis conjointement lors de la préparation de la formation (ex. : Python + mlflow)
Public visé
Data scientists et data engineers confirmés
Prérequis
Pratique de Python dans le cadre de la data science (formation Python pour la data science), connaissance des bases de données
Approche pédagogique
Calculés à partir de 20 avis recueillis depuis 13/11/2023, lors de 4 sessions de cette formation.
Outils MLOps : open source, éditeurs ou cloud, comment choisir ?
Aucun outil ne couvre seul tout le cycle de vie d’un modèle, de l’expérimentation à la surveillance en production. L’offre s’organise en trois familles, et le bon choix dépend souvent moins des fonctionnalités que de l’endroit où se trouvent déjà les données, les compétences et le budget de l’organisation.
L’open source : MLflow et Kubeflow
MLflow a été présenté par Databricks le 5 juin 2018, en version alpha, avec trois briques : le suivi des expériences (tracking), le packaging du code (projects) et un format commun pour les modèles (models) ; un registre des modèles est venu ensuite. Le suivi des expériences tient en quelques lignes :
import mlflow
from sklearn.ensemble import RandomForestRegressor
from sklearn.metrics import mean_absolute_error
mlflow.set_experiment("prevision-ventes")
for profondeur in [4, 8, 16]:
with mlflow.start_run():
modele = RandomForestRegressor(max_depth=profondeur, random_state=0).fit(X_train, y_train)
mlflow.log_param("max_depth", profondeur)
mlflow.log_metric("mae", mean_absolute_error(y_test, modele.predict(X_test)))
mlflow.search_runs() # un tableau : une ligne par essai, avec paramètres et métriques
Chaque essai est conservé avec ses paramètres et ses résultats, et l’interface web (mlflow ui) permet de les comparer : on sait, des mois plus tard, comment a été obtenu le modèle retenu.
Kubeflow, lancé par Google fin 2017, s’adresse aux organisations qui exploitent déjà Kubernetes : il y orchestre les pipelines d’entraînement et le service des modèles. Entré en 2023 à la Cloud Native Computing Foundation, il en est devenu un projet « diplômé » en août 2026, signe de maturité. Il est aussi plus lourd à installer et à administrer.
Les éditeurs : des plateformes intégrées
Les plateformes comme Dataiku, fondée à Paris en 2013, réunissent dans une même interface la préparation des données, l’entraînement, le déploiement et la surveillance, avec une gouvernance (droits, validations, traçabilité) adaptée aux équipes mixtes de data scientists et d’analystes. La contrepartie est la dépendance à un fournisseur. La fermeture du service hébergé de neptune.ai en mars 2026, après son rachat par OpenAI, l’a rappelé : avant de choisir, vérifier comment exporter ses expériences et ses modèles dans des formats ouverts.
Les clouds : l’infrastructure fournie
Amazon SageMaker (novembre 2017), Azure Machine Learning et Google Vertex AI (2021) fournissent l’infrastructure à la demande, GPU compris, au plus près des données déjà stockées chez le même fournisseur. Les frontières entre familles s’estompent : plusieurs de ces services proposent un MLflow géré, ce qui permet de garder le même code de suivi. Côté R, le package vetiver, de Posit, versionne, déploie et surveille des modèles R comme Python.
Pourquoi le modèle n’est qu’une petite partie d’un système de machine learning, et ce qui dérive après la mise en production : voir le bloc de la formation Python expert — Machine learning engineer.